En 2018, je quittais mon premier job pour devenir Freelance. Ça ne s’est pas passé comme je l’espérais.
Je l’ai toujours su, cette façon de travailler est faite pour moi : j’aime le mode de vie, j’aime la diversité des projets… Mais c’était difficile de trouver des clients !
Mais le plus difficile, c’est qu’à ce moment là j’étais en pleine dépression et avec le recul je me demande si l’on ne pouvait pas appeler ça un burnout. J’étais content si j’arrivais à travailler 4 heures dans ma journée. Le reste du temps je le passais affalé sur mon lit à me broyer du noir. Je n’arrivais même pas vraiment à jouer à des jeux vidéos parce que je culpabilisais de ne pas travailler. Et bien sûr, je vivais mal de ne pas trouver suffisamment de clients.
Fin 2020, j’ai pris la décision de mettre un terme à tout ça, et de me trouver un CDI. J’espérais que la tranquillité d’avoir toujours du travail me fasse du bien.
Mais c’était sans compter que les raisons pour lesquelles j’aime le freelancing étaient toujours valable. Et même si le fait d’être dans une équipe me permettait au moins d’arriver à faire mes heures et à retrouver un semblant de consistence, je n’étais pas encore sorti d’affaire.
Ce qui a été un véritablement tournant de ma vie, ça a été d’enfin aller voir une psy (psychanalyste). J’y suis allé pendant un an, en moyenne une fois toute les deux semaines.
J’ai enfin admis que si je me sentais mal aussi souvent, c’est que j’avais un problème, et qu’il fallait que je le résolve.
Déjà pour être plus heureux en général dans ma vie, mais même professionnellement parce que toutes ces heures à souffrir, c’était un temps perdu considérable. Cette dernière pensée m’a permis de me dire : oui, aller voir un psy coûte de l’argent, mais si ça marche tu le récupèreras… Ce n’est pas là qu’il faut faire des économies.
Je ne vais pas vous raconter mes séances, mais un jour je lui ai fait part de ma peur de me remettre en freelance. Je lui ai dit que je savais que c’était ce qu’il me fallait, mais que j’avais peur de retomber dans la déprime des années précédentes – je commençais déjà à aller mieux à ce moment là.
Elle m’a donné la confiance nécessaire pour me lancer. Que non seulement j’y arriverais, mais que j’y arriverais facilement.
Sur le moment ça me paraissait improbable. Mais l’an dernier j’ai pris la décision de redémarrer mon activité et ça s’est réalisé. Alors même que je travaille à mi-temps, que je mets aussi beaucoup d’efforts sur mes projets perso et qu’en plus on rénove notre maison, je viens de recevoir le statut Super Malter 3.

Je travaille avec Malt. C’est un super site pour trouver des projets, et ça a été ma meilleure source pour trouver des clients, et de très loin ! Ils ont un système de classement qui récompense l’activité. Pour faire simple, plus on fait du chiffre d’affaire, mieux on est référencé, etc.
Super Malter 3 c’était mon objectif principal en 2018, et aujourd’hui je l’ai réalisé, le plus naturellement du monde, sans même que ce soit mon focus principal.
Je célèbre rarement les choses, mais je voulais fêter ça. Pas tant pour moi aujourd’hui que pour qui j’étais il y a 5 ans, pour qui ça comptait tellement.
Et je voulais aussi célébrer le travail des psys et de tous ceux qui œuvrent pour la santé mentale de chacun. Merci à vous.
Notre culture aime à prétendre que nous avons le contrôle complet sur ce qui est dans notre tête, mais c’est ignorer l’incroyable complexité de ce qu’il s’y passe. Parfois on a besoin d’aide, et je suis si reconnaissant d’avoir pu en bénéficier.
Prenez soin de vous.